(Prise de notes en direct - IBAI “L’édification d’un livre”)


Un livre, une conférence: un but commun.
un livre? quel intéret? à part pour nous-même…?
Repenser la publication d’un livre. Cela peut être l’enjeu
Condition n°1: c’est Filiep Tacq qui doit faire le livre.
Condition n°2: Koen Van Synghel doit écrire le texte.
Ce livre a été fait en équipe et à la fin de la production du livre, nous en avions un peu plus appris sur nous-même, comme chaque projet que nous faisons.
introduction

Portrait de Giuseppe PENNONE, avec des lentilles. Cette image signifie qu’il ne faut pas seulement regarder les choses mais les “digérer” (verwerken), aller au delà du regard. Travailler mais aussi reflèter la matière. Lorsqu’on ferme les yeux, on peut parfois voir plus clair.
Ce livre est en ce sens, un “rétrospective”, une vision qui succède.
Un livre, ce n’est pas faire une conférence, c’est surtout un choix d’auteur.
Ce livre parle d’un travail de 20 ans, mais le but n’était pas de faire une monographie.
Le concept du livre, de l’oeuvre des architectes fait référence à travers un texte introductif à une maison, une grange, un paysage, la mémoire, le souvenir, la répétition, le contrepoint, la répétition, le souvenir Le squelette du livre est de trouver des liens entre ce qui compose cette architecture.
Structure et non un récit linéaire.
Comment construire un livre sur la construction?
Pour trouver une structure dans le texte, il y a plusieures entrées, pour permettre de rentrer dans une architecture multiple.
Approche poétique et non cartésienne.
Table des matières
En entrée du livre, on trouve une image de Canaletto représentant Venise. Ville analogue pour approcher l’architecture contemporaine.
Nous proposons donc un Capricio comme une image qui lie le réel à l’imaginaire.
Poème de Maeterlink qui parle des serres chaudes comme un monde imaginaire. Ce poème, est un monde analogue au matériau du verre utilisé par C&G.
La Fugue, est le corps du texte. Elle est l’introduction à l’oeuvre. Elle est une fuite des éléments, développé en huit thèmes.
La description est une forme limitée des textes d’architecture. Pour essayer d’y échapper, utilisation de mots clefs tels qu’usine, bureau, école, serre, maison… qui rassemblent parfois plusieurs projets, afin de les lier ou de les opposer.
Requiem, la dernière partie du livre,est le dernier projet de C&G: un crématoire, un sujet lié à la mort qui a une autre fonction que des bâtiments comme une usine, une école, un bureau.
L’épilogue vient réélement terminer le livre et est une boucle par rapport à l’introduction.
Parler de mondes analogues en citant Maeterlink et d’autres poètes.
Langage qui n’est donc pas un langage scientifique mais proche de la poésie de l’architecture de C&G.
Amin Maalouf est aussi cité. Tiré d’un roman, il puise cette même approche humaniste.
Contenu
Quel est le contenu du livre?
Le rytme est une donnée essentielle dans le livre. Il fait explicitement référence à la musique.
Il est un thème en soi. Avec huit thèmes il y a une somme de variations possibles. C’est cela qui nous intéresse. Cette façon de fonctionner est similaire à notre démarche en architecture.
Il ya huit cahiers de 16 pages, pour huit thèmes.
Des cahiers intermédiaires, dans un papier différent, viennent parler des collaborations extérieures et rytment le livre.
La couverture elle est pensée comme une peau, tout comme une façade peut être considérée dans l’architecture, comme une peau.
Cette idée d’enveloppe se retrouve dans certaines des architectures de C&G, comme par exemple l’enveloppe de verre qui capte la lumière.
Le thème de la peau se retrouve dans dans l’ensemble du livre, dans l’idée de l’oignon que l’on épeluche ou de la poupée russe est reprise dans le graphisme de Filiep Tacq.
Filiep a mis en évidence la structure du texte mais aussi de l’oeuvre même de l’architecture.
C’est un réél travail de collaboration entre l’auteur et les architectes, trouver la complexité, les termes justes.
Comment mettre en pages des plans?
Un livre sans plan? Présentons les plans comme dans un livre d’histoire. Comme des timbres, de petites tailles mais lisibles” nous propose alors Filiep Tacq.
A côté de cela, on trouve des photos à caractère neutre, le moins interprétable possible, sans présence humaine mais qui au regard des plans techniques en noir et blanc prend une présence particulière.

Les typologies sont mises en évidences, comme acceptation de certaines formes. A travers des images d’archives, ce qui nous a aidé à mieux comprendre nos projets. Le livre est comme un labyrinthe fait de clés qui font découvrir une structure très pensée.